Ma contribution à un monde plus durable

Depuis ces dernières années, et surtout depuis la rédaction de mon mémoire à l’ICAM, j’ai pris conscience que beaucoup de choses ne tournent pas rond dans notre société, que nous devons changer de comportement. J’ai alors décidé, au fur et à mesure, de m’informer, et surtout de réagir, à mon échelle.

Cet article a pour but de faire le point, 4 ans après la rédaction de mon mémoire, et de compiler de manière succincte ce qui a changé dans ma vie. Il n’est en aucun cas une leçon, seulement un témoignage.

Domaine professionnel

  • j’ai rejoint le Green Code Lab, groupe de travail (et récemment association, adhérez ici) sur l’éco-conception des logiciels. J’y ai une participation aussi active que mon temps libre le permet
  • je travaille sur la manière d’introduire le Green IT dans mon entreprise
  • je choisis une entreprise implantée à un endroit qui me permet de me passer de voiture

Alimentation et courses

  • inscription à une AMAP
  • courses au marché, chez des producteurs locaux labellisés bio
  • pour le reste des produits, toujours en supermarché, mais en privilégiant les produits bio (dans la limite de l’économiquement raisonnable)
  • cuisiner des produits bruts de saison, pas de plats préparés
  • ne pas gâcher, éviter de jeter

Déplacements

  • en vélo pour la majorité des déplacements (aller au travail, se déplacer en ville)
  • en transports en commun quand le temps ou la distance ne permet pas le vélo
  • exceptionnellement en voiture pour des destinations mal desservies
  • encore plus exceptionnellement en avion pour les vacances
  • vacances en vélo sur le canal de Nantes à Brest

Gestion de l’énergie

  • éteindre les appareils lorsqu’on ne les utilise pas
  • brancher les appareils sur une multiprise avec interrupteur, et couper l’interrupteur dès que l’on ne s’en sert plus

Divers

  • Fabrication de lessive maison à base de savon (recette ici)

S’informer et réfléchir

  • s’informer sur des canaux « alternatifs », c’est à dire différents des médias de grande audience. En passant, petite pub pour le magazine XXI
  • avant d’agir, réfléchir à l’impact environnemental et social (achats, loisirs, travaux…)
  • retenir des principes de bon sens :
    • « le produit qui a le moins d’impact est celui qu’on n’achète pas » (et son corollaire « ai-je vraiment besoin de cette TV 3D ? »)
    • « rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme » (principe concernant les voitures « propres » électriques par exemple)
  • ouvrir les yeux sur les conséquences (in)directes de nos actes, et se responsabiliser (ex : extraction du Coltan en République du Congo pour fabriquer les batteries de téléphones portables, Fukushima, …)
  • garder un oeil critique sur l’information (Greenwashing)
  • ne pas basculer dans l’extrémisme, tout n’est pas tout blanc ou tout noir

Bilan

Certaines de ces mesures sont anecdotiques, d’autres le sont moins. Le plus important à mes yeux est que la démarche soit globale et progressive. Je pense qu’il est aussi plus facile de s’y mettre à plusieurs (avec ma copine en l’occurrence), ce qui permet de confronter les avis et de se remettre en cause.

La démarche initiée depuis quelques années n’est que le commencement. A l’image de la technique du Kaizen en industrie, le but final n’est jamais atteint et il y a toujours quelque chose à améliorer.

Je voulais partager cela sur mon blog, car je pense que c’est aussi un des rôles de l’ingénieur, définis dans la charte d’éthique (consultable sur le site du CNISF) : « L’ingénieur a conscience et fait prendre conscience de l’impact des réalisations techniques sur l’environnement. »